The Kitchenmen



The Kitchenmen



A l'écoute des Kitchenmen, les plus anciens auront peut être une impression d'être en terrain connu. Pas étonnant, puisque les "hommes aux fourneaux" est le nouveau groupe de Frandol, le chanteur-guitariste des Roadrunners (si ne vous connaissez pas encore ce groupe majeur de la scène 80's française, je vous conseille leur album "Bizarre Rendez-vous"). On a l'impression que le temps n'a pas de prise sur notre Bip Bip favori, même allure, même voix et même sens de la compo garage-pop énergique. Comme en plus il est assisté d'un gang de master chefs des plus efficaces, ça doit valoir le coup d'oeil sur scène (ils tournent pas mal semble-t-il, z'ont fait le tour de France en Janvier mais doivent se dopper à mon avis !). En attendant, ils ont un CD pour vous tenir chaud cet hiver.


Mother's Children



Mother's Children




Si les 4 canadiens sont a coup sur les enfants de leurs mères, ils sont surtout les enfants soniques des groupes powerpop de la fin des seventies (20/20, Knack  et autre Shoes). Avec déjà deux albums au compteur, ils sont venus faire un tour en Europe l'an dernier avec une seule date en France chez les heureux toulousains. A l'occasion, un single a été co-édité par Timmeheiehumme Records  (250 exemplaires en vinyl verts) et P.Trash Records (250 exemplaires transparents). Les deux titres See The Other Guy / Don't Go Too Far sont deux petites bombes power pop concises (moins de 2'32) et efficace. Ma préférence allant à la compo de la face B.


Chit Chat



Chit Chat



Difficile de faire du rock'n'roll quand on vient de Ann Arbor tant l'ombre des glorieux ainés doit être envahissante (The Stooges...). Pourtant les 4 de Chit Chat ne semblent pas vraiment impressionnés par ce passé qu'ils revisitent à la sauce noisy. Leur EP 4 titres enregistré par Jules Nehring des Bad Indians n'est pas une superproduction mais l'essentiel est bien présent dans les échos de ces guitares qui évoquent chez moi les premiers pas des Cramps dans la façon de maltraiter les tablatures de Link Wray. Le groupe oscille entre instrumental et chant partagé entre voix masculine (le très garage Communication) et voix féminine (le plus pop Undeath). Un single qui donnent envie d'en savoir un peu plus sur leurs auteurs....
 


Brand New Hate



Brand New Hate




C'est étonnant comment les villes se sont fondées des réputations en terme de Rock'n'roll, une thèse sur la sociologie des scènes locales reste à écrire. Ainsi, en France, une ville comme Le Havre a toujours eu une réputation de capitale des groupes à guitares intransigeants de Little Bob aux Backsliders pendant que Bordeaux se fondait une image plus pop de Gamine aux Straw Dogs. Saint-Etienne est sans aucun doute beaucoup plus proche du Havre avec, dans les années 90 une scène punk-hardcore chaude bouillante et ce ne sont pas les Brand New Hate qui feront pencher la balance dans l'autre sens tellement leur rock'n'roll à grosses guitares lorgne plus du coté des Dolls ou du MC5. Leur dernier opus en date est un single plus que recommandable sur Pop The Balloon. Deux compos impeccables: la face A "Little Suzy" est sans doute la cousine de "Little Queenie" , elle est en tous cas en pleine forme et bien réveillée (rapport au "Wake up little Suzie" des Everly Brothers), la face B avec son riff à la "Jumpin Jack Flash" est très stonienne avec un mid-tempo qui laisse la part belle aux solos. Je pense que PTBR en a encore en stock alors vous pouvez y aller les yeux fermés...

The Skeletons Beats


The Skeleton Beats


Les Skeletons Beats sont de Boston, aiment les tatouages et le Rockabilly, pas dans sa version la plus respectueuse des racines mais plutôt dans celle revue à la sauce punky et punchy, quelque part entre The Customs et les Devil Dogs. Les guitares sonnent suffisamment Loud pour nous rappeler qu'on est dans la ville  des Nervous Eaters mais le chant féminin ajoute une touche plus mélodique, même si Amy Von Earie,  la chanteuse ne s'en laisse pas compter par les petites frappes qui sèment le boucan derrière elle!! Les Skeleton Beats ont un CD autoproduit à leur actif, le bien nommé "Shake Your Bones" avec une reprise bien musclée du Rebound de Charlie Rich.